Notre première (vraie) semaine sur la route : Italia 🇮🇹 Genova-Firenze
- Luluadri

- 30 mars 2022
- 4 min de lecture
Après une première semaine de vélo qui nous a permis d’arriver jusqu’à Nice, nous ne réalisions pas vraiment que c’était le début du voyage. En effet, chaque soir nous étions accueillis chez des amis : un confort qui nous a plus fait penser à des vacances qu’à l’aventure qui nous attends réellement !
Les choses sérieuses ont débutées le lundi 21 mars : au départ de Nice nous prenons le train de 6h40 pour Gênes.
Doit-on s’attarder sur la qualité de la logistique SNCF lorsqu’on transporte son vélo ? Pas de places dans le train et une fois arrivés en gare de Vintimille, on découvre qu’il fallait imprimer le billet Trenitalia pour Gênes en gare de Nice… 🤯🤬 Heureusement, après avoir expliqué notre problème, le contrôleur du train nous laisse monter à bord du train, et cette fois-ci dans un wagon totalement dédié aux vélos ! Ouf sinon on devait racheter des billets !
Arrivés à Gênes, nous longeons la côte Ligurienne en direction de Rapallo où nous attends notre premier camping. Alors que nous prenons une pause méritée sur un belvédère, un passant nous accoste et nous suggère, après quelques conseils bien avisés, de faire le détour par Portofino.
Après une première nuit très mitigée sous la tente, direction Levanto pour cette deuxieme étape de notre périple italien. Étape très difficile sur une petite route qui serpente jusqu’au Passo del Bracco (premier col du voyage à 615 m d’altitude !!). Une fois en haut, les efforts sont récompensés par les multiples points de vue sur la mer. A Levanto, une bonne nuit en chambre d’hôte nous attends ! Ouf !
La troisième étape nous mène de Levanto à Marina di Carrara ou un hôte warmshower nous héberge. Lors de cette journée, nous passons par les magnifiques Cinque Terre. On retrouve un peu plus loin la plaine côtière et avalons les kilomètres alors que nous passons en Toscane.

À Marina du Carrara, nous arrivons chez notre premier hôte Warmshower, et quel hôte ! Fabio nous accueille à bras ouverts et nous propose dès notre arrivée d’aller déguster “la meilleure glace du monde“. Proposition que nous acceptons sans difficultés (et on confirme que c’est une bonne adresse !). Après une belle soirée passée en compagnie d’Ilaria (la fiancée de Fabio) à déguster des Necci (galettes de farine de châtaigne) fourrés à la ricotta, nous passons un si bon moment que nous décidons de passer un jour de plus sur place pour se reposer et profiter de la compagnie de nos hôtes et de la mer.
Nous reprenons la route vendredi matin, en pleine forme et riches des conseils de Fabio pour trouver des coins de bivouac pour les prochains jours. Cette journée nous conduit à Pise par des chemins de traverse longeant la plage. Chemins qu’Adrichou n’apprécie guère après ses trois crevaisons (oui déjà !). À Pise, nous admirons les infrastructures, plutôt sympa bien qu’un peu bancales ! Nous en profitons aussi pour engloutir une Focaccia con cecina (tourte de farine de pois chiches, type Socca). Les kilomètres défilent ensuite dans la plaine, jusqu’à notre premier bivouac aux abords de Lucques.

Le lendemain, après un petit-déjeuner pris dans le centre historique de Lucques, nous prenons la direction du cœur de la Toscane. Les premières collines apparaissent, tout comme les premières descentes des vélos pour pousser. Après 78 kms (record à ce jour), nous trouvons refuge sur le terrain d’une coopérative d’huiles et de vins. Nous en profitons pour déguster une bouteille de vin local : le Chianti. Si nous avions su ce qui nous attendait le lendemain, nous en aurions sûrement bu une deuxième !

Ce dimanche 27 mars est à ce jour, la pire journée que nous ayons passé sur (ou plutôt à côté, à pousser) les vélos… se succèdent monts Toscans aux % indigestes, Strade Bianche (chemins non goudronnés) et itinéraires d’Eurovélo 5 inouïs (les pavés de Roubaix peuvent se rhabiller !). Bref rien de très adapté à nos montures de 40 kgs... Après deux heures d’efforts pour 10 kms parcourus, nous découvrons sous un beau soleil, le village de San Gimignano, cité médiévale du XIIIème siècle.
Le lendemain, après une nouvelle nuit de bivouac, nous partons en direction de Sienne. La ville, médiévale, est magnifique et on regrette de ne pas pouvoir y accorder plus de temps. L’étape du jour est plus facile et nous fait traverser la belle région du Chianti. Le surlendemain, nous arrivons à Florence sur les coups de midi (pour trois jours de repos bien mérités !).
Le debrief de Lulu : « Cette première semaine me renvoie immédiatement à la pyramide de Maslow. Nous sommes redescendu aux niveaux primaires visant à satisfaire les besoins physiologiques et de protection physique. Cela permet de relativiser tous le reste - il n'y a de toute facon plus de place dans l'esprit pour le superflux. J'espère être en mesure de conserver cet état d'esprit même lorsque j'aurais un toit sur la tête. Au-delà des paysages, un échange, une rencontre, met du baume au cœur et donne réellement du sens à ce voyage. Je me languis de découvrir la suite ! »
Le debrief d’Adri : ”Enfin, la vraie aventure a démarrée cette semaine et quelle semaine ! De Gênes à Florence des paysages tous plus beaux les uns des autres se sont succédés. Nous avons aussi fait de belles rencontres (Fabio et Ilaria) et ressenti les premiers effets de la déconnexion avec la routine que l’on connaissait. En revanche la difficulté physique du cyclo-voyage et le confort rudimentaire du bivouac nous ont vite rattrapés en Toscane.
Du plaisir donc mais aussi de la souffrance physique et matérielle !“



































Super reportage. Les régions que vous traversez sont superbes. Les découvrir en vélo doit être un vrai bonheur. Enjoy ! Et bonne poursuite d'aventures. Laurent
Vraiment top catte première semaine et de belles rencontres humaines
En effet vivement la suite...
Le reste ce n est rien🤔🤔," on a pas mal, c est dans la tête"🤭😂
On vous embrasse
Quand aux crevaisons c est peut être un problème de poids 🤪😂😂