top of page
  • Facebook
  • Instagram
  • tipeee

Norvège 🇳🇴 : deux semaines ambivalentes, le pire et le meilleur

  • Photo du rĂ©dacteur: Luluadri
    Luluadri
  • 14 aoĂ»t 2022
  • 5 min de lecture

La frontière entre la Suède et la Norvège est marquée par un fjord, que nous franchissons avec envie. La Norvège représente, symboliquement, la "moitié" de notre aventure, le pays le plus au nord. À partir de là, nous n'allons plus "en Norvège" mais nous "retournons en France".




Cette première journée en Norvège est en fait un condensé de ce qui nous attends pour les deux prochaines semaines.

Le parcours est d'abord urbanisé et industriel, sans grand intérêt et ce n'est qu'après Fredrickstadt que nous longeons vraiment la côte, un peu plus pittoresque : quelques anses, des ports de plaisance, des villes balnéaires etc.

Sur les conseils d'une cyclo, nous plantons la tente sur le littoral, à Engalsvik. L'endroit est sympa, les habitants qui nous abordent aussi. Nous rencontrons Eivind avec qui nous discutons un moment et qui nous donne ses coordonnés au cas où nous repassions plus tard par Oslo, afin qu’il nous fasse faire un tour de bateau dans le fjord. Il nous donne également le site pour consulter la météo, ce qui nous sera très utile par la suite.

Adrichou en profite aussi pour faire trempette, à la mode norvégienne (tout nu !).



La journée du lendemain nous conduit à Oslo. L'étape est plutôt longue (90 kms) et à nouveau les paysages traversés n'ont pas grand intérêt.


Nous arrivons néanmoins à Oslo où Louis et Peter-Jan nous accueillent pour deux nuits.

Et il faudra bien cela car : d'une part nous devons réparer un rayon sur la roue de Lucie et d'autre part nous devons planifier la suite du périple en Norvège !


Louis nous sera d'une grande aide pour ces deux missions : il a tout le matériel et le savoir-faire pour réparer la roue de Lucie et il a beaucoup voyagé à vélo en Norvège avec Peter-Jan.

Ils nous recommandent de faire Oslo-Bergen à vélo via la Rallarvegen (idée qui nous avait été suggérée par nos amis surfeurs suédois sur la plage !).


En partant de chez Louis et Peter-Jan, nous faisons une (très) brève visite d'Oslo. On ne va pas vous mentir, la ville ne nous a pas fait une grande impression. Très moderne, peu de choses à voir / visiter hormis des musées, pas vraiment de quartier historique. Bref rien qui ne nous charme et, après avoir vu l'opéra et le palais royal, on décide de reprendre la route !



Le reste de la journée est tout aussi inintéressants : on longe pendant un moment le fjord d'Oslo, urbanisé au possible et sommes coincés entre l'autoroute et la voie ferrée...


Quand on finit par rentrer dans les terres, le beau temps nous abandonne et on se retrouve au fond de vallées très circulées ou des chemins de gravel compliqués avec notre chargement... le début de la Rallarvegen est à Geilo et il nous faut 4 jours de vélo dans ces conditions pour y parvenir. Notre seul plaisir sera de récolter des framboises, des myrtilles et des fraises des bois pour le petit-déjeuner.


Nous doutons alors sincèrement du trajet et de l'intérêt de la Norvège à ce moment là. Nous sommes fatigués des conditions météo (mauvais temps, froid) et les paysages ne valent pas les efforts que nous réalisons !

Nous en sommes rendus à évaluer les moyens à notre disposition pour quitter le pays : train, bus ; mais tout nous semble trop complexe ou trop cher. On se sent un peu coincés. Le seul avantage est que nous vivons au jour le jour, sans trop planifier, car chaque jour peut-être le dernier si vraiment on craque !


Heureusement, nous finissons par nous ressaisir : nous irons à Bergen quoi qu'il en coûte !

La Rallarvegen ne démarre officiellement qu'à Geilo et se termine vers Voss, 130 kms plus loin. C'est majoritairement une piste de gravel, située à plus de 1000m d'altitude, qui serpente dans les montagnes et qui longe la voie ferrée Oslo-Bergen. Cette piste, désormais dédiée au vélos, a été construite en même temps que la voie ferrée, au XIXeme siècle, pour acheminer hommes et matériaux.


C'est là que la réelle aventure norvégienne commence !


Le premier jour se fait sous grand vent et avec une température de 5 degrés. Durant cette journée, nous rencontrons une première fois un groupe de cyclos qui parcourent eux aussi la Rallarvegen. Le parcours monte beaucoup (nous n’avons pas eu autant de dénivelé depuis la République Tchèque et c’est fatigués que nous posons le camp au bord d’un beau lac, à 1100 m d’altitude un peu après Haugastøl.



Le jour suivant, le vent est toujours présente mais cette fois le soleil illumine de somptueuses montagnes enneigées et des lacs encore gelés. Nous atteignons Finse puis le somment de la Rallarvegen à 1343 m d’altitude. Il nous faut de l’énergie pour atteindre le point le plus élevé de notre périple puisque nous franchissons, en poussant les vélos , une dizaine de névés !

Les effort sont cependant récompensés par les somptueux paysages de haute montagne. Nous en prenons littéralement plein les yeux et sommes impressionnés par le fait de pouvoir atteindre de tels endroits à vélo !














Nous posons le camp dans un endroit magnifique (on va finir par manquer de superlatifs !) en compagnie de nos compères rencontrés la veille.

C’est certainement une des plus belle vue que nous aurons du voyage !

Il fait néanmoins frais la nuit : à plus de 1100 m d’altitude sous de tels latitudes nordiques, l’eau gèle dans nos bidons ! Une fois le soleil couché, on ne se fait pas prier pour se réfugier dans nos duvets !





Le troisième jour sur la Rallarvegen est presque exclusivement en descente. Les paysages changent de ce côté des montagnes. Les sommets sont beaucoup plus abrupts, les cascades plus nombreuses et les prairies verdoyantes. C’est une nouvelle très belle journée sur les vélos !





A Myrdal, nous sommes contraints de prendre un train pour franchir un tunnel de 20 kms. Nous hésitons à rester dans le train jusqu’à Bergen. Mais on estime que le retour à la civilisation sera plus progressif si nous descendons après le tunnel pour pédaler en direction de Voss où nous pouvons prendre un bus pour Bergen.




Nous décidons de bivouaquer avant Voss. À nouveau, le lieu est splendide, au bord d’une belle rivière d’un bleu glace qui laisse songeur ! Il faut néanmoins tremper les mollets (voir les cuisses pour Lulu !) - dans une eau à 14 degrés cela rafraîchit ! On teste par la même occasion l’imperméabilité de nos sacoches : test réussi !





Nous rencontrons Lea et Erla au bord de la rivière. Elles sont originaires de Bergen et sont en vacances dans la région.

Comme nous allons Ă  Bergen, on en profite pour leur demander des conseils sur des endroit oĂą planter la tente !


Elles nous indiquent deux trois endroits sympathiques… mais finissent par nous dire “écoutez, on est en vacances, il n’y a personne chez nous demain soir alors pourquoi ne pas y aller ?”.


Nous sommes littéralement stupéfaits par cette invitation à aller chez elles alors que nous discutons depuis 10 minutes… une énième démonstration de la générosité et de l’hospitalité des gens !


Bergen est une des régions les plus pluvieuse d’Europe. A la descente du bus le lendemain, nous sommes accueillis par les nuages ! Nous prévoyons de passer deux jours à Bergen.


Après avoir quitté la maison de Léa et Erla, non sans avoir cuisiné des crêpes pour les remercier, nous nous rendons sur les hauteurs de Bergen où nous profitons d’une belle vue panoramique sur la ville. Nous passons une dernière nuit sous la tente en Norvège … sous la pluie !




Après cette dizaine de jours passés en Norvège riches en émotions, nous quittons Bergen par le ferry, direction le Danemark !

 
 
 

1 commentaire


Invité
20 août 2022

Super carnet de voyage. Quelle aventure !

J'aime
bottom of page